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Auth Uireb
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[BG] Maeva de Hierront

 
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Maeva


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MessagePosté le: Dim 17 Fév - 16:31 (2008)    Sujet du message: [BG] Maeva de Hierront Répondre en citant

Mon histoire commençait une nuit d'hiver, une de ces nuits où l'on se sent si bien près du feu emmitoufflé dans une couverture chauffée par notre propre corps.
Le vent hivernal sifflait dans la cheminée.
Ma mère, Léa de Hierront, se tenait allongée sur son lit, sa main dans celle de mon père.
Mes parents ont fait appel à une femme afin de faciliter la tâche de ma génitrice. Dans son passé, elle avait déjà aidé plusieurs femmes à accoucher.
Eclairée des bougies déposées sur la table de nuit, la grande chambre était bercée d'ombres dansantes.
Le souffle de ma mère accompagnait le souffle de la cheminée, ceux-ci s'accélérant.
La sueur coulait sur son front, les lèvres de mon père se posèrent sur la main de son épouse.
La femme passait étroitement la tête sous la couverture, et s'apprêtait à me receuillir dans ses mains.
Les crépitements de la cheminée remplacèrent le sifflement du vent, ma mère serrant de toute ses forces la main de mon père.
Maeva de Hierront, ainsi je fus nommée.

Mon père, Sid de Hierront pensait que le village de Chasseurs serait le parfait endroit pour m'élever.
Loin, cachés au milieu des montagnes, nous vivions dans une sérénité absolue. La grande bâtisse donnait sur ce fameux village où nous allions que trop peu souvent.
Je me suis juré rester vivre dans ce paradis tranquille jusquà la fin de mon existence.

Je me suis fait plusieurs amis de mon âge qui menaient une vie toute aussi paisible que la mienne.
Nous allions parfois à la source non loin de chez moi, là où mes rêves devenaient réalité.
Parfums de jocquilles, de lilas, ortencias, petits papillons aux milles couleurs, le son de l'eau soupçonné d'un coassement de grenouille
composaient mon jardin d'enfance.
Mon paradis dont je suis à présent si mélancolique.
Pourtant, ça n'est qu'à l'âge de quatre ans que j'ai demandé à mon père où était ma mère.

Le lendemain de ma naissance, ma mère se tenait sur le seuil, une personne s'occupant de ses bagages.
Mon père tentait de la convaincre de rester, en vain.
Elle était jalouse, jalouse que j'ai les yeux de mon père.
Elle monta dans la voiture aux grandes roues de bois, pas à pas, s'éloignant de la bâtisse, et de moi.
Une fois installée, mon père incapable de faire quoi que ce soit, debout, placa sa main sur la vitre qui la séparait de ma mère,
celle-ci baissant la tête avant de tirer un rideau noir, les séparant.
Alors, elle ordonna au cocher de la mener à la ville royale.


"Ne t'en fais pas, nous la reverrons bientôt" me dit-il en guise de réponse, serrant mes petites mains.

Plusieurs années passèrent. Je mesurais désormais plus d'un mètre.
Un après-midi, alors que je jouais à la balle sur la place du village avec mon meilleur ami, Estevan,
celui-ci lanca la balle qui heurta
une vitre de la maison de la vieille Laurette, pire comère du village.

Alors que je m'approchais de la balle qui roulait doucement sur l'herbe, j'entendis crier dans la maison.
De peur, j'agrippai la balle de mes mains et commençai à m'enfuir tout comme Estevan.
La porte s'ouvrit dans un grand vacarmne et la vieille femme hurla mon nom, m'insultant de tout ce que l'on puisse imaginer.


"Encore toi la garce" dit-elle en s'approchant à grand pas vers moi.
Effrayée, je lâchai prise et trébuchai sur la balle me foulant le pied.
J'étais désormais aux pieds de la vieille Laurette qui me regardait avec un regard empli de rage.


"Sale vermine, chaque fois que j'ai des problèmes, tu es sur mon chemin!
Pourquoi n'es-tu pas partie avec cette fille de joie qu'est ta mère! Ou non! Pourquoi n'es-tu pas restée à la ville royale
avec ton bougre de père!
Au lieu de me pourir l'existence, tu lècherais les pieds du Régent!
Ton père! Maître d'Armes! Laisse moi rire, un incapable qui noie son chagrin dans l'alcool!
Pourquoi mais pourquoi es tu venue me gâcher mes jours heureux, vas au diable!" me dit-elle avant de me frapper au visage.

Elle retourna dans son logis continuant à hurler. Allongée sur l'herbe, le bas de ma robe à présent humecté d'un liquide tiède, j'oubliai la douleur que ma cheville me lancait et posai ma main sur ma joue brûlante.
Un calme plat s'installa dans la place, personne ne venait vers moi, j'étais seule, même Estevan était introuvable.
Je me levai, délaissant la balle, je me dirigeai vers la maison à taton.

Ce soir là, je ne disais rien à table. Nous mangions tout deux notre soupe dans une ambiance morne.
Mon père n'en su pas un mot.
Je pensais cette nuit, comme chaque nuit à la journée que j'avais vécu en en faisant un petit sommaire.
Je me vois encore au sol, prise au piège par cette vieille dame. Je me placais en forme de foetus comme je le faisais tant de fois,
ressentant ce besoin immense de la protection paternelle.
Je serrais dans mon etreinte mon oreiller contre ma poitrine.
Incapable de rien, tout comme mon père ce jour où ma mère est partie.

A mon réveil très tôt, tout comme à chacun de mes réveils, mon père était absent.
J'ai fouillé partout dans la maison, cherchant sans savoir quoi chercher. Tout pouvait nourir ma satisfaction,
je n'avais qu'une envie, savoir.

Evidemment, je me dirigeais vers la chambre de mon père.
Arrivée dans cette vaste chambre du premier étage, je fermais la porte à clef comme pour me sentir rassurée.
J'étais toujours la dernière à être retrouvée lors de nos partie de cache-cache avec mes amis, alors je n'aurais aucun problème à
retrouver ce dont mon père veut me cacher l'existence, me dis-je.

La chambre était vaste, les murs se composaient de tapisserie rouge ornés de motifs dorés, le plancher était ciré et craquait aux endroits les plus fréquentés.
Le lit double à baldaquin, garnis d'une large toile blanche transparente était positionné au centre de la pièce contre un mur face à l'entrée.
Un large tapis rouge et moelleux beignait le lit en son centre.
Il y avait une porte fenêtre à côté du lit qui donnait sur un balcon, dont la balustrade était blanche comme neige, celui-ci donnant sur le village.
Un grand lustre doré brillant de mille feux dominait la pièce. Les murs étaient garnis de plusieurs belles peintures dont une de la ville royale, de chandeliers d'argent et d'un large mirroir.
Il y avait en face du lit, une large comode de bois de châtaigner, là où mon père rangeait ses vêtements.
La lumière du soleil pénétrait la chambre par la large fenêtre, et venait se déposer sur le plancher qui comportait des marques dûes à la chaleur du soleil.

Je n'entrais que trop peu dans cette vaste pièce, je m'y sentais comme en infraction et je sentis comme un picotement au bout
des doigts qui m'excitait encore plus à l'idée d'enfreindre les règles.

Pas à pas, j'explorais ce nouvel univers qui prenait une toute autre dimension, qui me paraissait si remplie de mystères, comme si toute la maison ne se concentrait qu'autour de cette chambre, un sentiment qui m'était jusqu'alors inconnu.
Mon envie de découvrir n'était que grandissante, je plaçais un pas devant l'autre, le regard emerveillé.

Je prenais ça comme un jeux, je me voyais à la place de celui qui doit se cacher. Comme tout autre enfant, le premier endroit que j'inspectais était sous le lit.
Il s'y trouvait un petit coffret, sous la tête de lit, que je m'empressai de prendre. En son intérieur se trouvait moultes trésors qui m'excitaient encore plus. Je m'emparai du premier objet que je vis, à savoir une petite enveloppe dans laquelle se trouvait une alliance dorée. Plus au fond, se trouvaient plusieurs lettres, toute étaient signées "Sid, ton mari qui t'aime".
Au fond s'y trouvait une barette à cheveux que je m'empressai de placer à ma cheveulure couleur châtain.
Replaçant le coffret à son endroit initial, repensant au contenu des lettres que je trouvais trop flou pour mon jeune âge, je décidai de continuer mes recherches.
Ma main effleurait le voile tendu qui entourait le lit, puis le contournant, je caressais le bois de châtaigner, un frisson me parcourant les avant-bras.
Je marchais lentement vers le coffre au pied du lit, mais celui-ci se trouvait fermé à clefs.
Je me retournai, en face se trouvait une grande comode d'un bois foncé. Je levai les yeux, et me voyais face au lit, mon image se reflétant dans le mirroir.
J'étais debout, statique à m'observer, mon visage empreint d'une timide tristesse. Ma main droite glissa le long de mon corps et effleura la barette à cheveux. Puis je tirais les bas de ma robe, m'imaginant dans la peau de celle qui par de nombreuses fois a du se voir dans ce mirroir.
Je levai les yeux et regardais le lit à bladaquin dans le reflet du mirroir. Je plissai les yeux et remarquai en son sommet une grosse clef dépasser.
Je me retournai et grimpai sur le gros coffre afin d'attrapper la clef posée au dessus du lit.
Le gros coffre était rempli de gros livres marqués par le temps.

Je m'abaissai et regardai sous la comode, rien ne s'y trouvait. Je me relevai et posai mon regard sur une mouche qui ne cessait de tourner dans la chambre.
Celle-ci se posa sur le mur face à moi, puis grimpa sur l'un des chandeliers d'argent.
Je décidai de l'attrapper et d'un geste brusque j'abaissai le chandelier qui était retenu par des cordelettes sortant d'un trou percé dans le mur.
Prise de panique, sur la pointe des pieds, je le remis en place.
Une boule se formait sous ma gorge, et je marchais sur une clef.
Celle-ci comportait les initiales de mon père, S.D.H.

Une impression comme de déjà vu me fit froncer les sourcils. Je descendis les marches de l'escalier puis me dirigea dans le petit salon où se trouvait une porte aux côtés d'une cheminée.
Au dessus de la porte se trouvaient les mêmes initiales, S.D.H.
Lorsque je tournai la clef dans la serrure de la porte, je ressentis la même excitation me parcourir tout le corps, mais une goûte de sueur froide glissait sur mon front.
Lorsque je poussai la porte, je parvenais à entendre mon coeur battre au fond de mes thympans.
Lorsque j'ouvris les yeux face à cette fameuse salle qui m'était encore inconnue, j'avalai ma salive avant de me déplacer vers l'inconnu.

Je me souviens, ce couloir sombre dans lequel je ne me sentais pas à l'aise, comme si les murs se rétractaient sur moi.
Je posais la main sur la pierre froide, j'avancais lentement dans la semi-obscurité. Le couloir était éclairé par de faibles chandelles qui arrivaient en fin de vie.
Je me souviens marcher à taton, le sol était granuleux, et il y avait beaucoup de poussière. Quelques toiles d'araignées arpentaient les coins du couloir.
Et puis, j'arrivai enfin au bout de couloir qui devait bien mesurer une vingtaine de mètres de long. Au bout du couloir, il y avait un trou où se tenait une echelle de bois.
Je décidai de la descendre, non sûre de moi.
Et puis, la lumière devenait plus vive à chacun des échellons de l'échelle. Une fois pied à terre, je me retournais, et ma stupeur se mélangea à de la surprise.

Je me trouvais dans une salle deux fois plus grande que la chambre de mon père.
La pièce, taillée dans la pière était carrée. Il n'y avait aucune décoration, la pièce était austère.
Plusieurs bougies de grande tailles déposées sur le sol étaient dispersées de part et d'autres de la pièce qui était bien éclairée.
De l'encens flottait dans l'air, et je sentais une odeur de lavande.
A mes pieds, se trouvaient deux sandalles de bois aux lianes de cuir, elles étaient bien marquées par les pieds de son possésseur.
J'avancais, je marchais désormais sur un tapis blanc. Se tenaient autour de moi plusieurs planches horizontales et verticales.
Toutes étaient marquées par l'épée.
Aussi, se trouvait un mannequin de paille dans le coin opposé de la pièce, ce mannequin me faisait frémir, et je n'osais le regarder.
J'avancais, toujours aussi prudente, et je trouvais sur un mur un étalage où reposaient plusieurs lames bien entretenues.
Je me trouvais au centre de la pièce, je regardais autour de moi, chaque objet, et j'entendais cette vieille femme me dire et redire "Ton père! Maître d'Armes! Laisse moi rire, un incapable".
En face de moi se trouvait une table où se situaient plusieurs feuilles. Il s'agissait de lettres provenant du commandant en chef des armées d'Oren, Damien.
Mon père travaillait pour lui, il tuait pour lui, c'était un guerrier.
Les noeuds qui s'étaient jusqu'alors formés dans mon esprit, se desseraient au fur et à mesure.
Je lisais chacune de ces lettres, le regard perdu, ne sachant quoi penser, et j'entendis..


"Chérie, je suis rentré!"

La lettre que je tenais m'échappa des mains, et une panique bleu s'empara de moi. Une panique qui me prenait les jambes, montait en moi, me serrait le ventre.
Je cherchais partout dans cette pièce, il n'y avait aucune issue, si ce n'est cette echelle.
Je décidai de trouver un endroit où me cacher, mais la salle était pratiquement vide.
Je restais là, debout, à regarder autour de moi, ne sachant prendre quelque décision, et puis la porte du couloir s'ouvrit.
Il me fallait un endroit où me cacher, je regardais autour de moi, j'entendais ses pas au plafond, je regardais autour de moi,
j'entendais ses pas s'approcher de l'echelle..
Il descendit l'echelle, et avança au milieu de la salle.
Dans la pièce régnait un calme plat.

Derrière plusieurs planches de bois, tapis sous un mannequin, j'étais recroquevillée, regardant mon père d'un air circonspect.
L'encens venait m'éffleurer le nez, qui se plissait nerveusement. Je ne puis m'empêcher d'éternuer.

Mon père se dirigea vers moi, d'un air étonné, me débarassant du mannequin qui me servait de cachette, et me tendit le bras.
J'étais anxieuse, appeurée de sa réaction, il me releva le sourire aux lèvres.


"Je suppose que tu viens de découvrir l'existence de cet endroit, Maeva.
- Papa.. Tu tues des gens ?"dis-je d'une voix faible, mains liées contre mon corps, malgré mon soulagement soudain.

Mon père mit un temps avant de répondre, il se retourna vers la table sans un mot, ouvrit l'un des deux tirroirs et en sorti un écrit.
Il s'assit devant moi à terre, et m'invita d'un geste de la main de faire pareil.
Une fois installée en tailleur face à lui, il commenca à me faire la lecture.


Citation:
"Mon fils, si tu lis cette lettre, c'est que je suis arrivé à terme de mon existence."

Mon regard se leva dans la stupeur, j'haussai les sourcils.
"C'est une lettre de ton grand-père" me dit-il d'une voix posée.
Je plaçai mes mains devant ma bouche, les sourcils légèrement froncés, prise d'un fugace panique.

Citation:
"Aujourd'hui mon fils, je récolte ce que j'ai depuis longtemps semé. Mes relations étaient trop étroites avec le Roi Orkom.
J'ai parlé au commandant en chef des armées d'Oren, et il te nommera bientôt membre de la Garde Royale. Ne fais pas les mêmes erreu.."

Je ne comprennais pas ce qu'il disait, mais une boule me serrait la gorge et je lisais sur ses lèvres, en écoutant sa voix.
"Les opposés à l'ancien Roi Orkom ont tué ton grand-père, il n'a jmais été question de mort de vieillesse.."
Et alors...
"Je ne voulais pas te faire de peine, tu comprends ?"
Je sentis une lourde charge me peser sur les épaules.
"Je me bats pour le Régime, et aussi paradoxal que celà puisse paraître, contre ce même Régime qui a tué ton grand-père.
Vois-tu, dit-il prenant un instant avant de se lancer, il a quelques années vivait dans les terres du Nord, un Roi qui se nommait Orkom.
Le Roi Arkiniam, qui lui dominait sur nos terres, ne voulait qu'une chose, régner sur Aden tout entier.
Encore en vie, ton grand-père se battait pour le Roi Orkom, mais le Roi Arkiniam le fit éxécuter."
Il m'observait dans les yeux, se pincant la lèvre inférieure, puis ajouta.
"J'ai fait creuser cette salle pour un jour te faire connaître la vérité, et surtout te donner le choix.
Ce n'est pas un fardeau, mais je respecterai ta décision. Peut-être est-il un peu trop.."
Je placai ma main sur la sienne, le regardant d'un air determiné.
"Non, apprend moi papa, dis-je.
- Tu es sû...
- Pour grand-père, oui." lui répondis-je en prenant un air sérieu.

Dès lors, du haut de mes un mètre et des poussières, j'entreprit grâce au dévouement de mon père, d'apprendre les art martiaux puisde l'usage de l'épée.
Mon père s'inspirait des paroles des Anciens, et des Maîtres d'Armes, et devint sans le laisser paraître, un grand combattant.
Il m'enseigna des principes clef comme l'honneur et la bravour. Il voulait que je sois une guerrière hors-pair.

Chaque jour, je descendais cette échelle, à chaque coup que je portais je voulais rendre justice.
Mon père saisissait délicatement mes poignées fins et guidait ma lame, il me faisait avancer là où il avait déjà mis les pieds, et rien que pour ça, je voulais persévérer.
Ces pas il mes les guidait, ses pas je les suivais.

Les années se succédèrent, je mesurais désormais plus d'un mètre soixante.
Mon père avait le visage marqué par la vieillesse, il avait les cheveux grisâtres et était devenu cardiaque.
Le commandant en chef des armées d'Oren a donc décidé de le suspendre de ses fonctions. Désormais, mon père vit de ce qu'il a gagné durant ces longues années au sein de la Garde Royale.
Il était fier de moi, me disait que j'étais devenue forte, et fin prête.
J'occupais quotidiennement la salle d'entraînement, et m'étais jurée de suivre la même voie que mon grand père ainsi que de mon père.

"Maeva.. respira longuement Maeva.. laissant un temps Je veux te dire, que je suis très fier de toi. me dit-il fermant les yeux, me serrant la main.
- Papa.. Papa, s'il te plaît.. mon visage se crispant de toute part.
- Maeva.. Souviens toi.. N'oublies jamais ce que je t'ai.. appris. respirant péniblement N'oublie surtout pas..
Le code du Guerrier.. Je veux.. que tu brilles. dit-il avant d'inspirer profondément.
- Papa.. Non.. Dis moi que tu vas bien, je t'en prie, lui dis-je naïvement, serrant sa main, une larme s'y écrasant.
- Maeva.. Ne refais pas.. Les mêmes erreurs que moi. Ton grand-père.. laissant un temps avait raison.. Ne t'attires pas..
les foudres du Royaume. Joues de tes relations.. Rapproche toi du..  Du commandant Damien, c'est un homme respirant longuement bien.
- Papa.. Je sentais que tout mon petit monde s'éffondrait, que tout était concentré sur moi, je recevais un poids immense sur les épaules,
et je ne savais comment m'en décharger. J'étais impuissante.

- Maeva.. Je veux que tu sois.. courageuse.. et je..
- Papa.. J'aurais tellement voulu..
- Maeva.. Tu es si jolie.. dit-il en frôlant ma joue humide de sa main.
J'aurais toullement voulu pouvoir..
- Maeva.. N'oublie jamais.. Ton grand-père te regarde..
Oh.. Oui, tellement voulu pouvoir..
- Je serai toujours à tes côtés ma chérie.. dit-il d'une voix presque inaudible.
Si seulement j'avais eu le courage de lui dire..
- Je t'aime.." dit-il en me fixant.
De lui dire "je t'aime".

Le corps de mon père reposait à présent à mes côtés, son regard rivé sur moi, ma main dans la sienne, mon visage beigné
de mes larmes dont mes yeux d'un bleu azur en sont la source.
Je passai ma main au dessus de ses yeux..
Jamais il ne les rouvrit.
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MessagePosté le: Dim 17 Fév - 16:31 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Maeva


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Inscrit le: 17 Fév 2008
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MessagePosté le: Dim 17 Fév - 16:32 (2008)    Sujet du message: [BG] Maeva de Hierront Répondre en citant

Les jours passaient...
Je regardais par la fenêtre de ma chambre, un soleil perçait les feuilles rougoyantes de l'automne.

Le temps me filait entre les doigts. Ma douleur me consummait.
Blottie, je pleurais chaque jour au pied de mon lit.

Le village se trouvant en aval était vide de vie. Plus aucun enfant ne sortait de chez lui jouer. Plus un seul oiseau chantait.
Alors que l'automne emportait avec lui les quelques feuilles des arbres presque nus, le froid rigoureux de l'hiver avançait à grands pas.
C'est comme si les éléments s'étaient alliés contre moi pour allourdir ma peine.

Les mois passaient...
La poussière venait effacer les beaux jours qu'avait vécu cette demeure. Un mal s'y était installé, y faisant régner une atmosphère étouffante. Les murs étaient tristes, le cheminée sifflait, la maison n'avait plus aucune vie.
Trop nombreuses ont été les nuits où je me suis demandé ce qu'il allait advenir de moi. S'il me restait une once d'espoir, quelque chose qui me raccorderait encore à la vie.
Trop nombreuses ont été les nuits où je me suis posé ces questions.
Jamais je n'en trouvais de réponse.

Voilà maintenant une saison que j'avais tiré un trait sur ce que m'enseignait mon père, deux ans que je n'étais allé au sous-sol m'exercer à l'épée ou encore à quelconque art martial.

Assise dans le grenier aussi sombre que les ténèbres, au milieu des meubles, livres et autres vieilleries, je pleurais.
Ce contact si glacial contre la peau tendre de mon poigné me donnait des nausées.
Mes yeux se reflettaient dans cette lame, ces yeux beignés de chaudes larmes allant s'écraser contre le plancher vieilli par l'humidité.
Tétanisée, je ne pouvais me défaire du regard de cette personne.
Celà faisait plusieurs minutes que je me mordais jusqu'à sang la lèvre inférieure, ne me rendant compte de la douleur.

Mes membres se mirent à trembler, n'en ayant plus le contrôle.
Mes forces m'abandonnaient, et pourtant je tenais fermement ce couteau qui déjà faisait une entaille dans mon poigné.
La panique me prennait, les muscles de tout mon corps se crispaient ne voulant me répondre.
Mes jambes étaient parcourues par cette sensation qu'un étau les resserre.
Mon sang ne cessait de couler de ma lèvre, tombant sur le plancher qui s'empressait de s'en nourir comme le sable aspire l'eau.
Et je voyais ces yeux d'un bleu océan me regarder au travers de cette lame qui lentement m'amènait la mort.

Je me voyais encore enfant, me promenant par un été chaud près de la rivière. Les hautes herbes aguichaient mes jambes, le bourdonnement des abeilles..

Un bruit sourd vint interrompre mes pensées.

Mon regard se défit de cette lame.
Assise, je regardais devant moi par la petite fenêtre d'un regard circonspect, me demandant quelle épreuve je venais d'endurer.

Le même bruit se reproduisit.

Quelqu'un frappait à la porte. Je me déplacais lentement, afin de coller mon visage à la vitre dont les coins étaient soupoudrés de neige.

Au dehors, la tempête de neige ne cessait, et déjà depuis la veille avait recouvert toute végétation, tout sentier, toute maisonnée. Le ciel était d'un gris cendré opaque ne laissant passer aucun rayon de soleil.
Un carosse était attelé en face de la demeure. La porte de ce carosse était couverte du blason royal.
Je peinais à garder les yeux ouverts, déjà brûlants de mes récentes larmes.

Enfin les voilà qui firent demi-tour.
Je placais mon nez contre la vitre, mon souffle provoquant une fine buée sur celle-ci.

Lorsqu'ils remontèrent enfin dans le carosse, je décidai de réparer mon erreur.
Je me levai et me dirigeai dans la laboratoire de mon père, là où il entreposait les plantes médicinales.
Ma vue baissait à chacun de mes pas, chaque geste était une étape de plus à surmonter, chaque effort devenait plus intense.
Je descendis les escaliers non sans mal, m'accrochant à la rampe.
Enfin j'arrivai dans le laboratoire.
Les plantes permettant de cicatriser étaient des feuilles rigides ayant un parfum très fort lorsqu'on les éffrite, comme lorsque l'on éffrite de la menthe.


Je rouvris les yeux, m'aperçevant que l'on était au petit matin.
Ma main droite appliquait toujours les plantes contre mon poigné qui avait cicatrisé.
Je redressai la tête que j'eûs du mal à retenir, mon crâne ayant été mal irrigué de mon sang durant la nuit, force d'avoir dormi sur le carrelage glacial.

Dehors, l'on ne reconnaissait plus rien. L'herbe était couverte d'un tapis neigeux.

Je décidai de sortir.
Je n'étais couverte que d'une robe de soie, mais qu'importe, j'avais un besoin immense de respirer de l'air frais.

Lorsque j'ouvris la porte, mes muscles se raidirent, ma main droite se placant sur ma poitrine.
Un poignard était enfoncé dans la porte, à la hauteur de mon visage.
Une lettre y était accrochée, comportant le cachet qui m'était familier. Il s'agissait de celui du Duc d'Oren.









Lentement je rentrais dans la maison, refermant la porte d'un geste lent, mes yeux ne quittant ce torchon que je tenais dans mes mains.

Je relisais sans cesse ces mots essayant de comprendre ce que me voulait le Régime. Perdue, je levai les yeux lentement tentant inlassablement de trouver une explication à ce message.

Plus tard dans la même journée je remontai au grenier afin d'y entasser deux vieux livres. Sur les lieux, mon bras effleura une feuille jaunie par l'humidité, se déposant lentement sur le sol poussiéreux.
Il s'agissait de l'arbre généalogique de la famille. Mes yeux s'attardèrent sur le nom de mon oncle, Léonard de Hierront. Il vivait dans une petite maison de campagne tout près du village se trouvant sur l'Île Parlante, à l'extrême Sud du continent.

Je m'étais fait une raison, je ne pouvais plus continuer à vivre içi, là où ne régnaient que souffrance et désolation. Cette demeure était bien trop grande pour moi, et j'avais besoin d'un contact humain afin de soulager la blessure que portait mon coeur.


Durant les quelques jours qui suivrient, je m'afférais à regrouper les objets dont j'aurais besoin.
C'est un cocher du village qui répondit à mon appel afin d'entamer cette longue traversée jusqu'au port de Giran.
Il ne paraissait pas mécontent lorsque je lui tendis la bourse que j'étais prête à payer pour ce voyage.

Nous faisions route de jour, et dormions la nuit dans les quelques auberges que l'on trouvait sur notre chemin.
A mesure de notre progression, le vent était moins rigoureux. Celà étant, mon visage était pâle, mes lèvres prenaient une couleur violette et je compressais mes mains entre mes cuisses afin de les réchauffer.
Les contrées montagneuses auxquelles j'étais si attachée, laissaient place à un paysage de vastes plaines. Partout où nous allions, le temps laissait derrière lui un vaste manteau neigeux sur le sol.


Nous mirent pas moins d'une semaine avant d'arriver au port de Giran.
Une fois que le cochet m'eût aidé à descendre mes bagages, celui-ci repartit en direction de Giran.

Je me dirigeai vers un des mâtelots se trouvant sur le pont et lui demandai si un bateau était à destination de l'Île Parlante. Il me répondit que oui en me faisant un signe de la main en direction d'une cabane de bois.
Je m'y rendis. Un homme crasseux et mal rasé se tenait devant la porte. Dans la commissure de ses lèvres, était suspendue une pipe éteinte. Il avait les traits marqués par la vieillesse et me regardait d'un air farouche comme si je n'étais pas plus qu'une étrangère.
Il avait cette fâcheuse tendance de tirer dans sa pipe et mâchait ses mots d'une voix grasse.

Il se trouvait que cette personne était le tenancier du port. Je lui achetai un ticket pour un aller simple vers l'Île Parlante.


Arrivée au port de l'île, j'empruntai un chemin que j'eûs pris durant mon enfance. La neige recouvrant le sol était percée à divers endroits sous les arbres du fait des goutelettes.

Voilà quelques minutes que je marchais, suivant ce sentier recouvert d'un fine couche de glace qui craquait sous mes pas.
J'arrivai enfin face à la maison qui me semblait être celle de mon oncle. La maisonnée était faite de rondins de bois dans lesquels étaient percés quelques discretes fenêtres. Il y avait une petite cour où étaient disposés des cages dans lesquelles étaient élevés quelques lapins.

Une fine fumée sortait de la cheminée, et c'est avec le sourire que j'avancais vers la porte.

Lorsque je frappai, personne ne répondit. Je passais discretement le regard par la fenêtre donnant sur le salon, mais je n'y vis personne.
Je décidai d'entrer.

A l'intérieur une odeur de poulait vint m'ouvrir l'appétit. L'intérieur était très coquet, le plancher était propre, rien n'était en désordre et quelques bougies éclairaient timidement le logis.


"Mon oncle ?" dis-je en brisant le silence.

Le plancher craquait au dessus de moi, et quelqu'un descendit les escaliers, et c'est stupéfait que cet homme me regardait.


"Maeva, serait-ce donc toi ?" s'arrêtant dans la cage d'escaliers.
Je lui répondis par un sourire, qui l'incita à faire de même. Je me précipitai dans ses bras, sentant le besoin immense de le tenir dans mon étreinte.

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Maeva


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MessagePosté le: Dim 17 Fév - 17:08 (2008)    Sujet du message: [BG] Maeva de Hierront Répondre en citant

J'entretenais depuis mon enfance, une relation très distante avec mon oncle Léonard.
Je n'ai eu l'occasion de le voir que lors des grandes occasions comme au mariage de mes parents.
Mon oncle était un peintre émérite bien connu de la Cour Royale.
Autrefois, il vivait sur le continent, dans la cité d'Aden, jusqu'à il y a moins d'une dizaine d'année où il décida de se retirer avant que le conflit entre le Royaume du Nord et du Sud n'éclate.
A partir de ce moment, il cessa de peindre pour la Cour, et même coupa les ponts avec celle-ci.


Je regardais la neige tomber, les doigts sur la vitre. Les flocons voletaient et dansaient avant de se déposer sur le tapis neigeux. Mon oncle poussa la porte, un vague courant d'air froid caressa mes jambes me faisant doucement frémir.
Il avait dans les bras quelques bûches pour alimenter la cheminée dont le feu commençait à s'étouffer.
Je le regardais attiser le feu à l'aide d'une longue pince de fer.
Mon regard se noyait parmis les quelques braises qui fuyaient dans les airs à l'inverse des flocons de neige.

Voilà une journée que j'ai passé chez mon oncle. Je n'étais non pas venue sans raison, certes pour trouver du réconford, mais là n'était pas la fin de mon voyage.
Je lui présentai la lettre que j'avais trouvé accrochée à ma porte, et lui en demandai des précisions.

Il exprimait quelques peines à trouver ses mots.
Il m'expliqua que mon grand-père se battait sous l'égide du Roi Orkom, pour le Royaume du Nord. Il a été tué, comme bon nombres de soldats se battant pour le Roi Orkom, peu de temps après que le pouvoir du Roi Arkiniam ne s'étende sur tout le continent.


"Mais, celà n'explique pas le pourquoi de ce message dis-je, l'interrompant.
- Pourtant, il peut y avoir un lien entre toi et le fait que ton grand-père se battait pour le rival de l'actuel Régent. Il s'arrêta quelques instants, me regardant, le visage crispé.
Si c'est le cas, alors tu cours un grave danger."

Je haussai les sourcils, prise de panique ne parvenant à mesurer l'ampleur de la situation. Mes mains tenaient fermement mes genoux, ne voulant lâcher prise.
Mon oncle posa sa main sur ma main droite.


"Tant que tu es içi, tu seras en sécurité Maeva. Nous sommes en pleine campagne, et les moindres personnes sachant où j'habite ne sont que des personnes du petit peuple."

Il me serra dans ses bras, voyant que les marques de panique sur mon visage ne s'éffasaient pas.


Voilà plus d'une semaine que j'ai passé chez mon oncle. J'allais tous les jours au village afin d'y acheter des aliments. Parmi eux, l'on trouvait des graines de soja, du fromage, du vin, quelques maigres légumes ayant résisté à l'hiver, de la viande de mouton ainsi que du pain.

Ce jour-ci, le village était très actif. Le vacarmne provoqué par la foule certes était fatigant, mais réchauffait l'atmosphère.
La neige sous nos pieds n'avait plus le même aspect que dans les plaines. Du fait de l'activité, nos pieds ne foulaient plus qu'une sorte de boue liquide.
J'égarais mon regard sur les étalages d'un marchand de légumes. Celui-ci me proposait quelques maigres aubergines ainsi que des pommes de terre.

Alors que j'inspectais l'état des pommes de terre, je senti comme un soulagement soudain, et sans m'en être aperçu de si tôt, la foule s'était calmée. Les ruelles du village étaient pareilles à celles d'une ville fantôme.
Je retins mon souffle, et me retournai lentement, regardant quelques villageois, dont tous les regards allaient dans la même direction.

Je me frayais un passage entre quelques villageois, prêtant attention de ne renverser mon panier chargé de quelques aliments.
Je découvris un carosse, mené par deux cheveux d'une grande taille, et d'un noir aussi profond que la nuit. Ils étaient tous deux habillés d'une toile.
Mon corps se figea lorsque je découvris l'emblême Royal sur ces mêmes toiles.

Une personne ouvra l'une des portes du carosse, et déploya un petit escalier avant de s'écarter.
C'est un homme d'une petite taille qui montra son visage. Il avait une moustache, et était presque dégarnie. Il tenait dans sa main une canne ,ornée d'un pommeau doré, qui lui servait de bâton de marche bien qu'il ne semblait en avoir le besoin.
Il marchait au milieu des paysans, s'écartant sur son passage comme appeurés.
Les pleurs d'un enfant en bas âge vint interrompre quelques secondes le long silence qui commençait à peser sur le village.

L'homme se plaça au centre de la place marchande, puis déplia une feuille qu'il lut de sitôt sans même attarder son regard sur ses mots, comme un enfant récite sa leçon.


"Sur ordre de sa Majesté, nous devons recenser la population..."

Je me retournai et me frayai un chemin afin de sortir de la ville par la sortie Est. Je fus sans surprise lorsque je découvris que plusieurs soldats s'étaient postés à la sortie afin d'empêcher toute personne d'échapper au recensement.
Je me remémorai les dires de mon oncle, et prise de panique je marchais à reculons au milieu des paysans, sentant le besoin de me dissimuler dans la masse.

L'homme continuait de parler pendant ce temps.


"Je vais maintenant passer avec mon assistant afin de noter vos noms. Lorsque celà sera fait, vous serez prié de sortir du village afin de procéder au dénombre."

L'homme avançait au fur et à mesure dans la foule et demandait à chacun son nom que son assistant était chargé de noter.
Et puis, l'homme arriva à ma hauteur.


"Nom ? me jetta t-il froidement.
Mon sang se glaçait, et mes jambes étaient solides comme de la pierre. J'avais des sueurs froides, et je sentais que tous les regards étaient dirigés vers moi, comme si j'étais coupable de quoi qu'est-ce, et que le bourreau n'attendait que la sentance avant de m'éxécuter.
Je lui répondis sans même réfléchir.

- Nina, Nina de Pontour." Mon regard était aspiré par le sien, je n'arrivais à m'en défaire, et j'avais la ferme impression que n'importe qui devinerait que je mentais.
Lorsque je vis son assistant prendre note de ce nom tout à fait fictif, je sentis un afflux sanguin me parcourir le corps. C'était à la fois douloureux et appaisant.
Je me dirigeai à présent vers la sortie du village, tête baissée, alors que l'homme continuait d'interroger les villageois.

Je quittais ce village si bruyant, pour maintenant marcher sur le sentier menant à la maison de mon oncle. Le ciel grisâtre hivernal commençait à s'assombrir. Il n'y avait point de vent, pas le moindre flocon flottait dans les airs.
Quelques rapaces au plumage noir venaient se poser sur les branches des arbres aux allures fantomatiques.
Le silence me fit accélérer ma marche.
J'avais vécu trop d'émotions pour la journée pour m'attarder et être forcée de marcher de nuit.

C'est rassurée que je posais le pied chez mon oncle. Je m'empressai de refermer la porte à clef derrière moi, ayant eu la nette impression d'avoir été suivie.
Cependant, je n'avais aucune crainte à avoir étant donné que mon mensonge n'avait été découvert.

Une odeur de pot-au-feu vint titiller mes narines, et c'est avec engouement que je m'empressai de me mettre à table.


Cette soirée était paisible, le vent hivernal s'était tut laissant place au silence. Ce silence me rappellait celui qui me hantait il y a encore de ça deux semaines, lorsque j'étais au domaine familial.
Je passais mes nuits à lire les quelques livres que j'avais emporté avec moi. Quelques uns étaient écrits de la main d'auteurs que mon grand-père aimait beaucoup.

Le livre que je lisais cette nuit là retraçait la vie d'une courtisanne. Celle-ci était tombée amoureuse du Régent. Ce dernier avait des rapports avec cette même femme, mais ne la considérait pas autrement qu'une fille de joie.

J'étais allongée sur le ventre, le livre sur mon oreiller. La petite pièce servait de chambre d'ami et était éclairée d'une petite chandelle placée sur la table de nuit.
J'étais habillée de ma robe de soie, il se faisait tard, et je ne pouvais me défaire de l'histoire.
Dehors, la neige ne tombait plus, et les nuages laissaient passer quelques pâles rayons de lune.

Mais je sentais monter en moi l'envie de me reposer. Mes yeux se refermaient lentement sur eux-mêmes, me donnant cette sensation de brûlure assez désagréable.
Je passai les jambes sous ma couette, reposant le livre sur la table de nuit. Puis je m'avancai près de la maigre bougie avant d'en faire mourir la flamme de mon souffle.

Je m'agitais cette nuit là. Bien que je n'eûs de mal à trouver le sommeil, je ne cessais de me réveiller quelques instants afin de me retourner et m'assoupir de sitôt.

Cependant, mon sommeil fut une nouvelle fois perturbé. Ayant légèrement froid, je me plaçai en forme de foetus.
N'arrivant à trouver de nouveau le sommeil, j'ouvris les yeux afin de voir si l'on était au petit matin. La chambre était éclairée d'une faible lumière pâle qui passait au travers de la fenêtre face à mon lit. Cette lumière s'abatait sur le plancher, lui donnant une couleur blanche. On pouvait distinguer les objets en plissant les yeux, telles que la grande armoire sur ma gauche ou la malle, à côté de la table de nuit, sur le côté opposé.

J'entendais un bruit se répéter au rez-de-chaussée, et décidai de voir de quoi il s'agissait.
Je descendis du lit, la plante de mes pieds au contact du plancher froid me glaçait le sang.
J'avançais dans la pénombre et ouvrit la porte de la chambre donnant sur l'escalier.
Je descendais les marches, tenant ma robe afin de ne pas marcher dessus. Pas une marche ne grinçait pas. Le rez-de-chaussée était bien plus éclairé que la chambre. Plusieurs fenêtres donnaient sur l'extérieur, de ce fait on voyait clairement la disposition des meubles.

A tâton je marchais dans la grande pièce. Et puis je découvris ce qui produisait ce bruit.
La porte d'entrée était entrouverte, et laissait passer la lueur diffuse de la lune. Mais pas seulement, la fenêtre la plus proche de la porte d'entrée aussi était ouverte et, de ce fait, produisait un courant d'air.
Tout celà me paraissant plus qu'étrange que mon oncle ait omis de refermer derrière lui la porte ainsi que cette fenêtre.

Je décidai de refermer la fenêtre, avant de réccupérer mes chaussures que j'enfilai. Je me dirigeai vers la porte avant de l'ouvrir.
Les ténèbres fûrent aspirées par la lueur de la lune qui me forçait à plisser les yeux. Le vent colla ma robe contre ma peau, me faisant frémir.
Il y a avait une tempête de neige. On distinguait mal le paysage, et le manteau neigeux recouvrait le sol jusqu'à mi-genoux. La neige était comme de la poudre, légère mais par gros flocons.
Le ciel était assombrie par les nuages, seule la lune passait au travers. Sa lumière se reflétait sur le paysage, donnant à la neige une couleur bleu pâle.
J'entendis à plusieurs reprises de la neige tomber des branches des arbres, celles-ci ne supportant plus son poids.

Alors que mon regard se balladait sur ce paysage auquel je n'avais pas l'habitude d'assister, je m'avançais d'un pas lent, et sorti sur le seuil abrité par un petit appentis.

Je me penchai, afin de prendre de la poudreuse dans le creux de ma main.
Accroupie, je piochai un petite poignée de neige, et la regardais fondre dans ma main.
Mes yeux s'en détachèrent et j'aperçu un trou formé dans la neige juste devant moi, puis je vis un autre trou d'une taille égale à quelques centimètres du premier.
Je me relevais en m'aperçevant que la maison était entourée d'empreintes de pas. Mon corps se raidit, et j'observais une à une chaque empreinte, emprise par la peur.

Il n'y avait pas de doute, les empreintes étaient fraîches sinon elles seraient déjà recouvertes par la tempête.
Quelqu'un rôdait autour de la maison. Je reculais à tâton, lentement, le regard absorbé par les innombrables empreintes figurant au sol. Je refermai derrière moi la porte, me retrouvant de nouveau dans le noir, et ayant la preuve que quelqu'un me voulait du mal.
Et cette personne était içi.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:14 (2018)    Sujet du message: [BG] Maeva de Hierront

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